KYUDO LA VOIE DE L'ARC TRADITIONNEL JAPONAIS À PARIS
KYUDO LA VOIE DE L'ARC TRADITIONNEL JAPONAIS À PARIS

TEMOIGNAGES

                                    Ressentis - Semaine d'initiation du 18 au 24 mai 2009 

                             Il est dans notre vie de ces moments de beauté, grâce et félicité

 

                              où notre esprit et notre environnement s’alignent en harmonie.

 

Lors de cette semaine d’initiation au Kyudo, au Domaine d’Avalon, j’ai découvert que cet art martial japonais par la rigueur et la symbolique de sa gestuelle et de ses postures permet d’accéder, en une forme de méditation active et dans une grande sensibilité, à cette harmonie, à cet équilibre. Entre l’arc, la flèche, la cible et notre esprit se produit comme une symbiose, tel un échange, l’intérieur et l’extérieur devenant parfaitement et entièrement coordonnés, permettant ainsi à l’énergie de circuler dans l’infinitude de cet espace limpide.

 La pratique du tir à l’arc m’attirait depuis longtemps déjà, mais la vie ne m’avait pas jusqu’à ce jour offert l’opportunité de l'aborder et c’est fort heureux. En effet, s’initier au Kyudo dans ce magnifique lieu d’Avalon a quelque chose d’exceptionnel, la pratique et le lieu se complétant à merveille. De plus, je ne pouvais souhaiter meilleur enseignant que Philippe Dallinga qui vous transmet cet art souvent de manière non verbale, mais toujours avec une grande bienveillance et beaucoup d’ouverture, entouré de la chaleureuse présence des « anciens », Édouard, Véronique, Béatrice et Dominique, et de leurs précieux conseils.

Cette semaine d’initiation m’a solidifiée, fortifiée, en m’ancrant, m’enracinant dans le sol, et par cette connexion, établit entre la terre et le ciel, m’a également élevée. De même, la douceur, l’harmonie, la beauté des gestes de cette pratique m’ont rempli d’une merveilleuse gratitude, gratitude de ce don qui m’a été offert d’être un canal, un récepteur – transmetteur d’énergie entre des mondes. Remplie aussi d’humilité, car lorsque s’est produit le « hanaré », la décoche, l’instant où la flèche s’envole vers sa cible, ce n’est aucunement ma volonté qui s’est manifestée au travers de cet acte, mais juste l’expression d’une union où le « moi » s’efface. Lors de cette pratique, je me suis sentie tout à la fois seule, en face à face avec moi-même et en même temps reliée aux autres, aux mondes dans un espace infini.

 Comment exprimer l’énergie, la félicité et la plénitude ressenties lors de ma première flèche face à la montagne ? Pleine présence en l’harmonie illimitée des mondes visibles et invisibles !

 Ici, dans le Kyudo, l’essentiel est au-delà des mots, il réside dans cette ouverture intérieure du cœur et de l’esprit, cet état d’être et de conscience, cet harmonieux équilibre dont les mots ne sont que simples reflets et dont seule la pratique permet l’entière compréhension. Aussi, je souhaite à tous que l’occasion vous soit offerte de faire un jour un pas dans cette belle « voie de l’arc ».

Annie

 

Rendez –vous vers 10H à la Maison de la Sagesse.. 



Sourires des participants. Espace empli d’énergie. Montagne et vallée près des nuages.

« Hikitori » Ouverture.

Arc et flèches sur leur support. 

Une cible à moins de deux bras. « Makiwara » de paille tel un épouvantail pour nous éloigner de l’objectif et nous rapprocher de nous-mêmes.

Un arc surdimensionné. Juste du bambou et une corde. On appuie doucement sur l’arc pour tendre la corde. Déjà le geste prévaut sur l’action.

YOHI…connexion terre ciel. On respire de bas en haut, de haut en bas. « comme un arbre ancré » dont les branches peuvent alors avec assurance être souple dans le vent.

 Ici, l’art du zen dans le tir à l’arc que l’on utilise aussi dans un travail de voix me paraît évident.

Il s’agit d’équilibre. De médiation. De centrage. 

Le « Dozokuri » , enracinement, est aussi primordial que les 7 autres étapes du tir.

 Au loin, la neige est encore présente. Le silence du lieu et des participants apporte un calme et une sérénité inhabituelle pour un art martial. Kyudo pour occuper les Kamikazes qui n’avaient plus à combattre. Nous étions là aussi pour espérer porter une arme à l’autel de la paix pour qu’elle y reste.

Et puis, premier tir au bout de 2 ou 3 jours...tout un temps à travailler un rituel, pour y réfléchir, pour affronter la cible, pour nourrir la flèche, « Aya ou Otoya », femme ou homme, de notre bienveillance et respect.

Respiration, tirs, méditation, force dans le faible et douceur dans la tension...au fur et à mesure que le temps passe, il n’existe plus. 

Une maison s’est construite pour nous accueillir afin de tirer plus loin. Notre place. Chacun en place, les maîtres comme les élèves.

 
Une semaine à combattre… avec paix et harmonie.

                                                                                                                                                    Pierre.

                         " Avec tous nos remerciements à Annie et à Pierre pour ce témoignage .

            .............................                       chaleureux et pour ces belles images. " 

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KYUDO le tir à l'arc japonais à PARIS